8 août 2025
Homéopathie : comprendre les souches et les dilutions pour mieux choisir vos remèdes

Origines des souches homéopathiques
En homéopathie, plus de 3000 souches sont répertoriées dans la pharmacopée française.
- 80 % d’origine végétale : récoltées à l’état sauvage ou cultivées, avec identification botanique précise.
- 19 % d’origine animale ou minérale : exemples courants, Apis mellifica (abeille), Ferrum phosphoricum (fer phosphorique).
- 1 % d’origine chimique : tels que Arsenicum album ou Natrum sulfuricum.
Les plantes issues de l’agriculture biologique offrent une qualité optimale, tandis que les souches animales ou minérales suivent des protocoles stricts de préparation.
Les différentes formes de remèdes homéopathiques
Les granules et globules
Ces petites sphères de sucre (lactose et saccharose ou saccharose seul) sont imprégnées de la dilution choisie.
- Granules : environ 80 par tube, pris en plusieurs fois sous la langue.
- Globules : plus petits, pris en dose unique.
Les solutions buvables
Obtenues à partir de la teinture mère, elles sont diluées dans l’eau avant ingestion. Elles contiennent de l’alcool en faible quantité et permettent un dosage précis.
Autres formes
Comprimés, pommades, sirops ou suppositoires élargissent les possibilités d’administration selon les besoins.
Fabrication et principe de la dilution
La préparation commence par la teinture mère (TM), macération de la substance active dans un mélange eau/alcool.
Chaque dilution est suivie d’une dynamisation (agitation énergique) selon le procédé de Hahnemann, afin d’activer les propriétés thérapeutiques.
Les types de dilutions en homéopathie
Dilutions centésimales hahnemanniennes (CH)
1 goutte de TM + 99 gouttes de solvant, dynamisées = 1 CH.
Chaque étape répète ce processus ; en France, la dilution maximale autorisée est 30 CH.
Dilutions décimales hahnemanniennes (DH)
1 goutte de TM + 9 gouttes de solvant. Deux dilutions DH équivalent à une dilution CH.
Dilutions korsakoviennes (K)
Effectuées dans un seul flacon, vidé et rempli successivement, en utilisant les résidus pour la dilution suivante.

Basses, moyennes et hautes dilutions : comment choisir ?
Basses dilutions (1 à 4 CH) : pour troubles localisés, affections aiguës, drainage des organes. Usage fréquent en automédication.
Moyennes dilutions (5 à 9 CH) : pour troubles fonctionnels liés à un organe.
Hautes dilutions (10 à 30 CH) : pour troubles chroniques, psychologiques ou émotionnels. Action durable, prescription médicale recommandée.
Débat autour du principe d’infinitésimalité
Au-delà de 12 CH, la préparation ne contient théoriquement plus de molécule initiale. Si certains y voient un effet placebo, les utilisateurs d’homéopathie rapportent des résultats concrets. Les recherches se poursuivent pour expliquer ce mécanisme.
Les trois grandes écoles de prescription
- Uniciste : un seul remède, parfaitement adapté au profil du patient.
- Pluraliste : plusieurs remèdes en parallèle pour couvrir l’ensemble des symptômes.
- Complexiste : formules toutes prêtes composées de plusieurs souches pour une action large.